Ce qu'on attend
Le sujet présente le début d'un fait divers (un événement inattendu, un sauvetage, une découverte, un incident dans une ville). Tu dois écrire la suite en au moins 80 mots, en 25 minutes.
Les correcteurs vérifient que :
- la suite est cohérente avec le début (mêmes personnages, même lieu, même ton) ;
- le récit progresse : on apprend ce qui s'est passé ensuite et comment l'histoire se termine ;
- tu utilises les temps du récit journalistique (passé composé, imparfait, plus-que-parfait) ;
- le registre est celui de la presse : phrases claires, informations précises (heure, lieu, témoins).
Plan type
- Développement immédiat : ce qui se passe juste après la dernière phrase donnée.
- Intervention ou réaction : secours, police, témoins, autorités.
- Une citation d'un témoin ou d'un responsable, entre guillemets.
- Dénouement et conséquence : comment cela se termine, ce qui va changer.
Sujets d'entraînement (originaux)
- « Mardi matin, les employés d'une boulangerie de Sherbrooke ont eu une drôle de surprise en ouvrant le magasin : un jeune orignal se promenait tranquillement entre les tables de la terrasse… »
- « Un chauffeur d'autobus de Longueuil a été salué par toute la ville après son geste de lundi soir. Alors qu'il terminait sa tournée, il a remarqué une fillette seule sur un banc… »
- « Une enseignante de Moncton a retrouvé, dans le grenier de son école, une boîte contenant des dizaines de lettres écrites par des élèves en 1952… »
- « La panne d'électricité géante qui a touché le centre-ville hier soir aurait pu tourner au cauchemar. C'était sans compter sur l'initiative d'un groupe de voisins… »
Copie modèle (sujet 2, 116 mots)
La petite fille, âgée d'environ six ans, pleurait et semblait perdue. Le chauffeur, Marc Gagnon, a immédiatement arrêté son véhicule et s'est approché d'elle. Elle lui a expliqué qu'elle avait perdu sa mère dans la foule du marché, une heure plus tôt.
Plutôt que de la laisser seule, il l'a fait monter dans l'autobus, bien au chaud, et a prévenu la police par radio. Vingt minutes plus tard, la mère, très inquiète, est arrivée sur place. « Je ne sais pas comment le remercier », a-t-elle déclaré, émue.
La société de transport a annoncé qu'elle allait remettre une distinction à M. Gagnon, qui, lui, affirme simplement avoir « fait ce que n'importe qui aurait fait ».